La France a placé l’« éveil stratégique de l’Europe » au cœur du défilé du 14 Juillet sur les Champs-Élysées, soulignant à Paris à la fois le renforcement de la défense européenne et la solidarité avec l’Ukraine dans un contexte de sécurité bouleversé par la guerre.
Selon l’Élysée, Emmanuel Macron a présidé la parade entre l’Étoile et la Concorde, aux côtés des forces armées et des services de sécurité intérieure. Des responsables et des militaires de pays participant à l’« Alliance de la volonté », mobilisée pour soutenir l’Ukraine, étaient également présents.
Environ 30 chefs d’État et de gouvernement liés à cette alliance ont assisté à l’événement. Le premier contingent invité rassemblait quelque 500 militaires venus de 35 pays, illustrant une solidarité militaire élargie. Le ministère des Armées présente l’« Alliance de la volonté » comme une instance dédiée à la reconstruction des forces ukrainiennes et à la préparation de garanties de sécurité après un éventuel cessez-le-feu.
Le thème de l’édition 2026 insiste sur la nécessité, pour l’Europe, de réduire sa dépendance militaire vis-à-vis des États-Unis en renforçant budgets, base industrielle et capacités opérationnelles. La prolongation de la guerre en Ukraine, la menace russe, l’instabilité au Moyen-Orient et l’incertitude sur la politique étrangère américaine nourrissent ce débat.
Au sol, 6 686 personnels et 315 véhicules ont défilé, dont 98 motos. La Garde républicaine a engagé 193 chevaux. Dans les airs, 98 appareils ont participé ; l’Élysée a recensé 31 hélicoptères, quand le ministère en a compté 33 en incluant deux appareils volant avec des avions à voilure fixe.
La Patrouille de France a ouvert le défilé aérien, suivie de Rafale et Mirage, d’avions ravitailleurs, d’alerte avancée et de transport. Des moyens britanniques, allemands, grecs, suédois, espagnols, danois, polonais et italiens ont pris part à la formation, démontrant l’interopérabilité avec F‑35, Eurofighter, Gripen, F‑16, F‑18 et Tornado.
Pour la première fois, une séquence a montré l’articulation concrète des forces terrestres et aériennes en opérations, du renseignement à l’appui-feu, illustrant une approche de combat multi-domaines connectée.
Le continuum de sécurité intérieur-extérieur a aussi été mis en avant, avec la participation conjointe armées–gendarmerie–police–douanes–sécurité civile. À l’issue du défilé, Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée des blessés de ces forces, saluant leur engagement et leur sacrifice.



